0 à +2 °C
Poissons et produits de la mer frais
Poisson frais, crustacés ou mollusques cuits réfrigérés, au plus près de la glace fondante.
Viandes, poissons, produits frais, préparations culinaires ou surgelés : retrouvez les principales températures réglementaires applicables en France à la remise directe et en restauration collective.
Dernière vérification des sources : 1er septembre 2026.
Repères rapides
Ces exemples facilitent la lecture quotidienne. Vérifiez toujours l’étiquette et le PMS, notamment pour les produits transformés.
0 à +2 °C
Poisson frais, crustacés ou mollusques cuits réfrigérés, au plus près de la glace fondante.
0 à +2 °C
Bœuf haché et autres viandes hachées, ainsi que les viandes séparées mécaniquement.
0 à +3 °C
Préparations culinaires refroidies et conservées avant leur service.
+4 °C max.
Notamment volailles, morceaux de viande, charcuteries, produits décongelés et pâtisseries à la crème ; appliquer toute indication plus stricte.
Jusqu’à +8 °C
Desserts lactés, beurre ou matières grasses selon l’étiquette ; ce seuil ne convient pas aux aliments plus sensibles stockés avec eux.
−18 °C max.
Conserver sans rupture de la chaîne du froid et ne jamais recongeler un produit décongelé.
Froid positif
Valeurs applicables dans les établissements de remise directe ou de restauration collective, sous réserve des cas particuliers indiqués.
| Denrée ou catégorie | Température | Précision utile |
|---|---|---|
| Produits de la pêche frais, produits décongelés non transformés, crustacés et mollusques cuits réfrigérés | +2 °C max. | Température de la glace fondante, soit de 0 à +2 °C. |
| Viandes hachées et viandes séparées mécaniquement | +2 °C max. | La limite française reste 0 à +2 °C pour les opérations réalisées en France. |
| Abats d’ongulés domestiques ou de gibier ongulé | +3 °C max. | Foie, rognons et autres abats concernés. |
| Préparations culinaires élaborées à l’avance | +3 °C max. | À conserver dans une enceinte comprise entre 0 et +3 °C après refroidissement. |
| Préparations de viandes | +4 °C max. | Par exemple, viande assaisonnée ou préparée sans modification complète de sa structure. |
| Volailles, lapins, ratites et petit gibier | +4 °C max. | Viandes réfrigérées de ces catégories. |
| Viandes d’ongulés domestiques et gibier ongulé | +4 ou +7 °C max. | +4 °C pour les morceaux de découpe ; +7 °C pour les carcasses entières et pièces de gros. |
| Ovoproduits, hors produits UHT | +4 °C max. | Ne pas confondre avec les œufs en coquille. |
| Lait cru destiné à être consommé en l’état | +4 °C max. | Pour le lait pasteurisé, suivre la température définie par le fabricant. |
| Autres denrées très périssables | +4 °C max. | Catégorie générale lorsque l’absence de maîtrise peut rapidement créer un risque microbien. |
| Autres denrées périssables | +8 °C max. | L’étiquette peut imposer une température inférieure. |
Cas particuliers
Repère général
L’Anses recommande de régler la zone la plus froide d’un réfrigérateur sous 4 °C. Ce repère général ne remplace pas les limites plus basses, comme +2 °C pour la viande hachée ou le poisson frais.
Froid négatif
−18 °C
Température maximale, sans limite inférieure.
−18 °C
Même seuil que les produits surgelés.
−18 °C
Hors cas industriel particulier des poissons en saumure.
−12 °C
L’étiquette peut imposer −18 °C ; la valeur la plus stricte prévaut.
Cas industriel : les poissons entiers congelés en saumure destinés à la fabrication de conserves peuvent être conservés à −9 °C maximum.
Liaison chaude et préparations
+63 °C min.
Maintien jusqu’à la livraison ou la remise au consommateur, sous réserve d’une analyse des dangers validant une autre valeur.
63 → 10 °C
En restauration collective, la température à cœur ne doit pas rester entre +63 et +10 °C plus de deux heures. Stocker ensuite entre 0 et +3 °C.
10 → 63 °C
Atteindre au moins +63 °C sans rester plus d’une heure entre +10 °C et la température de service.
≤ +10 °C
En restauration collective, sortie de l’enceinte 0–3 °C au plus près du service : deux heures maximum à +10 °C ou moins, sauf analyse des dangers validée.
Avec Marinade
Listez les denrées réellement stockées et repérez la température la plus stricte entre réglementation, étiquette et PMS.
Comparez la température de l’air suivie par la sonde avec celle du produit, contrôlée à cœur ou entre deux conditionnements avec une sonde adaptée.
Placez le seuil d’alerte sous la limite produit, avec une marge et une temporisation justifiées dans votre analyse des dangers.
Consignez le contrôle, la décision et l’action corrective lorsqu’un dépassement est confirmé.
Une pointe de température de l’air lors d’une ouverture de porte ne prouve pas, à elle seule, que la denrée a dépassé sa limite. À l’inverse, une enceinte affichée à la bonne température ne dispense pas de vérifier le produit et le positionnement de la sonde.
Contrôlez la température réelle du produit avec un instrument adapté et vérifié.
Évitez la remise en vente ou le service tant que la conformité n’est pas établie.
Tenez compte de la durée, de la température atteinte, du type de produit et des consignes fournisseur.
Enregistrez la décision : transfert, utilisation immédiate justifiée, destruction ou autre mesure prévue.
Ce guide synthétise des règles générales à des fins opérationnelles. Il ne remplace ni les textes officiels, ni votre plan de maîtrise sanitaire, ni l’avis de votre autorité de contrôle ou de votre conseil spécialisé.
Ressources complémentaires
Automatiser la mesure, les alertes et les preuves HACCP.
Lire le guide →Les critères pour choisir, installer et vérifier une sonde.
Lire le guide →Placement, seuils d’alerte et conduite à tenir en cas de dérive.
Lire le guide →Méthode, contenu du registre et exemple de relevé exploitable.
Lire le guide →